Dans le monde du développement personnel et particulièrement du coaching, bien souvent nous voyons des personnes qui viennent nous voir (comme des magiciens) pour les aider à réaliser leurs buts. Souvent ceci nécessite une transformation intérieure. Parfois la personne n’est pas prête à cette transformation, parfois également il apparaît clairement que ce but fixé par le mental sert à satisfaire l’ego (je veux gagner plus d’argent, être plus productif, trouver une partenaire, avoir une vie plus efficace…). Et à ce moment là le coaching est une réponse de surface qui colmate les brèches d’une âme meurtrie et passée sous silence.

En effet, la société qui conditionne bien souvent nos comportements, nos croyances, nos peurs et même la vision que l’on a de soi-même, nous entraîne sur un chemin qui nous sépare de notre réalisation intérieure. Celle qui est la manifestation de l’âme profonde en chacun de nous, et, qui n’obéit pas aux règles culturelles ou de la société. Pratiqué de manière mécanique le coaching répond au besoin du mental insufflé par une société instable nourrit à l’égo survitaminé et schizophrène (FB, Instagram, TikTok, Selfies, Netflix, Youtube, etc…).

Ça n’est pas un signe de bonne santé mentale que d’être bien adapté à une société profondément malade.

Jiddu Krishnamurti

Pour nourrir cet égo en demande perpétuelle d’attention on met en place des stratégies et des méthodes de coaching qui permettent pour un temps d’avoir l’impression d’avancer vers notre but (ce mirage). Puis lorsque nous pensons l’avoir atteint, nous nous apercevons qu’il manque quelque chose, que nous sommes vides ou qu’il nous en faut plus. Nous n’avons fait qu’essayer de combler un trou sans fond en nous attaquant à la surface.

Les états émotionnels intense (peur, joie, motivation, tristesse, mélancolie, enthousiasme, etc…) sont également des éléments qui nous détournent de nous même. Je ne dis pas que nous devons les proscrire, ils sont utile et même vitaux ! Simplement, prendre la décision du chemin de sa vie que ce soit dans la peur, la tristesse, mais également dans la joie ou l’enthousiasme nous désaxent de notre alignement. Pour les décisions importante, je conseille plutôt la paix, la quiétude, la stabilité.

Je propose une approche où le mental à une place de second rang, pour revenir à l’essentiel, le ressenti, « à l’Être » ! Alors oui pour amuser le mental nous aurons peut être recours à de la structure, des connaissances, du cadre, pour l’occuper pendant que le travail en profondeur se fera. D’ailleurs sur le chemin il va essayer de ne pas aller là où nous nous trouvons vraiment. Il va essayer de papillonner, pinailler, procrastiner, parler beaucoup… « Tout ce que nous disons ne nous apprends rien !« … Notre conscient, nos pensées, notre esprit logique et déductif ne perçoit que 5 à 15% du monde qui nous entoure et on a la prétention de croire que de lui donner les commandes de notre vie nous emmènera à notre destination ! Oui, cet esprit nous emmènera quelque part, mais rarement à la rencontre de nous même.

Alors qu’il suffit de se taire et de lui (notre âme, notre être intérieur) laisser nous montrer le chemin, d’écouter ce murmure… Cette voix intérieure qui sait déjà ! Elle connaît le pourquoi, le quoi et le comment. Mieux encore parfois elle ne connaît pas le comment, mais elle sait où nous emmener pour que le comment nous apparaisse une évidence ! Ce lâcher prise souvent « vendu » par certains marchant de rêve, est peu pratiqué dans la réalité. Il nous demande un détachement complet sur nos envies, nos besoins, nos peurs, nos blessures, nos croyances, car nous somme bien plus que cela.

C’est pourquoi ce détachement est la clé d’une vie heureuse et profonde de sens. N’est-ce pas le but de la vie que d’atteindre cette profondeur, cette rencontre avec nous même et la réalisation de notre âme ? Sans masques, faux semblants, mirages. simplement nous même, a nu, en paix, à la fois fort et fragile, vrai et authentique.