La plupart du temps on ne fait pas attention à ce qui se passe en nous et à comment les choses interagissent à l’intérieur de nous. Et on pense que les choses son comme ceci ou cela. Pourtant derrière cette apparence immuable se cache parfois tout un monde. Nous allons parler aujourd’hui de nos croyances.

Croyance et foi sont deux choses différentes. On peut avoir la foi sans être religieux. Une croyance est un raccourci crée par le néocortex afin de pouvoir réagir rapidement a une situation. Tout être vivant est obligé de croire : en effet, ses 5 sens qui filtrent le monde extérieur lui obligent a croire que ce qu’il perçoit du monde est le monde ! Ces croyances primaires sont le socle de la construction psychologique. Et d’autres croyances viennent s’appuyer sur celles- ci comme des expériences vécues ou apprises. Puis les meta-croyances. Tout ceci forme une toile d’idées, interprétations, etc qui constituent la façon dont l’individu perçoit le monde. bien sur les croyances religieuses ou culturelles ont une place prépondérante, toutefois le mode d’acquisition de ces croyances n’est ni basé sur l’expérience, ni basé sur des constatations ou apprentissage réels. Ils sont un acte volontaire d’autoriser un tiers a « implanter une façon de voir le monde » en soi. Cela peut être une sorte de mimétisme (par besoin d’appartenance notamment).

C’est la que le bas blesse : car une croyance doit rester une croyance, c’est a dire qu’elle peut être remise en cause. Hors si la personne élevé la croyance au niveau de son identité, la remise en cause est presque impossible car cela reviendrait a remettre en cause qui elle est ! Donc la vigilance se situe a ce niveau. Le libre arbitre autorise la remise en cause de tout conditionnement ou croyance. Est-ce qu’une personne cléricale peut remettre en cause sa croyance religieuse ? Si oui, alors elle n’a pas perdu son libre arbitre. (J’ai rencontré des prêtres comme cela !) Sinon, elle na plus de libre arbitre et deviens pilotée.

Hors comment manifester sa foi en n’étant pas soi même ? La religion devrait être un vecteur qui aide a trouver la foi, et non un dogme qui enferme les esprits. La connexion a son âme, porte d’accès a la foi, ne devrait se fermer dans aucune forme de croyance ou une autre. Car la forme (une religion ou une culture) restreint le potentiel d’accès a cette foi. Je parle de foi universelle indépendante d’une religion. Je pense que ce texte parle de cela : un être libre, libre dans sa foi aussi et prêt a accueillir tout ce qui peut faire grandir son âme.

L’un des outils que nous pouvons utiliser et de prendre du recul lorsque nous jugeons ou faisons quelque-chose, et nous demander simplement : pourquoi faisons-nous cela ? Une fois que nous avons déterminé la raison de ce comportement, il nous reste à définir si :

  • ce comportement me convient-il ?
  • ce comportement m’appartient-il ? ou bien il a été insufflé par une autre personne ?
  • Est-ce que je souhaite le modifier ?
  • Si je souhaite le modifier, qu’est-ce que je peux faire de différent ? (et comment être sur que je n’oublie pas)

On peut faire de pareil avec la croyance elle-même. Et surtout :

  • remercier la précédente croyance pour ce qu’elle nous a apporté (le verbaliser pour en prendre conscience)
  • Trouver une nouvelle croyance plus adéquate (qui inclue ce que la première croyance à apporté)
  • Ancrer la nouvelle croyance en s’imaginant des situations ou je vais agir avec la nouvelle croyance
  • Pratiquer dés que possible la nouvelle croyance (pour l’ancrer dans le monde réel)

Pour aller plus loin sur le fait que tout être humain s’appuie sur des croyances primaires du monde : imaginons que je sois un chien. Je perçois visuellement le monde avec mes 2 cônes de couleurs (dans les yeux). Je perçois donc une petite partie de ce que d’autres espèces animales pourraient voir (avec plus de cônes). Et pour moi (le chien) le monde est tel quel.

Imaginons maintenant que je sois un pigeon voyageur, dont les cônes visuels sont « équipés » d’un bout de cristal réagissant aux champs magnétique. Lorsque je tourne la tête la couleur de ce que je vois change de couleur !!! (et directement visuellement je peux savoir ou est le sud et le nord !). Et donc pour moi la réalité de ce monde se limite à cela.

Pour l’homme c’est pareil, sauf qu’en plus l’homme à une capacité d’abstraction importante (notamment grâce au langage, c’est le fait que l’on soit capable de verbaliser les choses que l’on en crée une représentation mentale). Lorsque l’homme parle d’une table, il a construit une représentation abstraite des caractéristiques d’une table : 4 pieds surmontée d’un plateau. La taille peut changer, la couleur, la hauteur des pieds, les matières, etc… Et de cette abstraction rajouté à la couche des perceptions (filtrées du monde réel), résulte une construction mentale du monde erronée, imparfaite et incomplète. Ce sont les premières des croyances que l’on met en place : croire que le monde est tel que l’on se le représente. (ça n’est pas le vrai monde). Ensuite, d’autres éléments vont se rajouter à cette représentation pour faire notre pensée construite (par exemple à l’âge adulte). Être conscient de ces biais et limitations nous permet aisément de remettre en cause des croyances et notamment les croyances imposées par les autres qui ne nous sont pas utile dans la vie.